Une des nombreuses conséquences de ce soulèvement fut l’explosion du gangsta rap, comme si on voulait comprendre ce qui se passait dans ces ghettos ensoleillés pour qu’ils puissent se montrer aussi dangereux. La musique elle-même fut transformée. On passa d’un rap rude, aux sonorités agressives très influencées encore par New-York, à un son plus apaisé, festif, « laidback ». Un son qui accompagne des virées en bagnole, joint de Chronic à la bouche, un son qui dit la fierté d’avoir fait trembler les maîtres, d’avoir su réconcilier Bloods et Crips pour un temps, d’avoir remis la police à sa place. Un son qui ne s’excuse pas, qui ne se plaint pas, un son insolent, qui ne revendique pas, un son qui va changer pour longtemps la face du Hip Hop.
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BLACK MIRROR – LOS ANGELES 1992 FACE B
18 avril 2016 | Aucun commentaire

