Au programme de ce jour j’ai le plaisir de recevoir en studio Antoine Guirimand, documentariste sonore qui vient nous présenter un projet radiophonique en 5 épisodes, mais aussi sous la forme d’un livre : FIVES GIVORS RECITS INDUSTRIELS ET ARTISTIQUES. Un projet de recherche et de collecte autour du travail et de la vie des salariées et ouvriers sur le site de FIVES Lille aujourd’hui friche industrielle à Givors.
Les 5 épisodes seront diffusés toute la semaine, chaque jour à 15h30 de lundi à vendredi ! à écouter ici
Nous retrouverons également la chronique « Le nez dans la grille » pour découvrir l’émission « Lengas Rebelas », une émission diffusée tous les 4e mercredi de chaque mois à 16h30 autour des langues en lutte.
Le texte de présentation de l’équipe de Lengas Rebalas en entier :
Une émission sur les langues minorisées avec comme porte d’entrée les langues d’ici, occitan et arpitan, et aussi ce que nous sommes, les langues et cultures qui composent nos identités.
Nous voulons faire entendre autre chose que du français à la radio !
C’est une force d’être à Sainté car les langues et cultures son nombreuses et les personnes sont organisées en associacions de valorisation des cultures. Saint-Etienne est la vile la plus à l’ouest d’Arpitanie mais très peu de gens le savent. Nous parlons de la langue arpitane qui est dans une franc grande minorisation tellement qu’on en a oublié son existence. Nous gardons en tête l’importance de tisser de liems avec d’autres peuples par nécéssité pour ne pas disparaître. Lutter pour sa langue et la mettre en mouvement prouve que c’est une langue vivante. Avoir una langue qui a des racines et aussi des branches, des feuilles, des fleurs, des fruit permet d’avoir quelque chose à partager avec les personnes venues d’ailleurs. Faire de la radio en occitan ou arpitan c’est créer des lieux où la langue peut exister.
Nous parlons souvent du raport entre langue minorisée et langue de domination, du raport entre langue du pouvoir et langues des peuples. Alors qu’une langue de domination élimine les langues et cultures sous son influence, les langues minorisées cherchent simplement à exister, pour cela elle n’ont pas besoin de détruire d’autres cultures. Une langue de domination a besoin d’une armée. Les langues minorisées ont une manière de penser les relations entre les vivents qui ne se réduit pas à s’emparer de richesses. Les langues de domination sont une facette de l’ensemble de la domination néolibérale qui a pour caractéristique d’avoir du pouvoir sur ce qu’elle anéhantit, ça empêche de s’autodéterminer. Les langues minorisées peuvent éxister sans détruire ce qui les entoure, elles te donnent du pouvoir, un pouvoir intérieur, et de l’autonomie dans ta vie alor que la domination te le prend. »
Jan Janeta, Jan Janeta e Jan Janeta

