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Depuis la seconde moitié du XIXème siècle, l’histoire du logement se confond, sur l’ensemble du bassin stéphanois, avec le développement industriel et la hausse continue du nombre d’habitants. L’habitat, devenu rare, d’une insalubrité prononcée et indigne, explique que bon nombre d’ouvriers aient vécu dans des conditions de vie inacceptables.
À l’inverse de ce qui se produit ailleurs – par exemple à Arc-et-Senans (Doubs), à Mulhouse ou au Creusot –, les élites économiques, patronat en tête, n’innovent pas en matière de construction. Il faut attendre le début du XXème siècle pour que celles-ci s’engagent en faveur d’une multitude de modes d’habitat ouvrier. Notre région, marges altiligériennes comprises, constitue dès lors un laboratoire assez remarquable, proposant une grande diversité de modèles résidentiels. Les influences extérieures, anglaises ou françaises, venues du Pas-de-Calais ou d’Alsace, s’y retrouvent : logements individuels ou collectifs, habitations destinées aux célibataires ou aux familles, des cités-jardins jusqu’aux colonies industrielles et aux usines-couvents.

L’ensemble de ces constructions, longtemps objet du paternalisme industriel, d’une forme d’action collective patronale voire de politiques municipales, constitue ce que l’on peut élever au rang de « patrimoine », encore en usage au contraire des friches industrielles. Le logement ouvrier est cependant, par ses caractéristiques et son ancienneté, d’une fragilité préoccupante. Entre rénovations impératives et représentations contemporaines du confort et du bonheur − promouvant le modèle pavillonnaire –, l’habitat ouvrier risque de perdre son identité et sa singularité.
Musiques :
Roland Roche, Au Panassa
Bénébar, Quatre murs et un toit
https://archive.org/details/20210617-gremmos-commune-1871/20231213_le_logement_ouvrier_gremmos_2.mp3

